Destruction malheureuse de l’Arène de la Tête de Flèche, suite à un incendie criminel. Qu’il est triste de penser que, depuis la fin juillet 2005, il ne reste plus qu’un tas de cendres de l’Arène de la Tête de Flèche de la Caserne. Étant donné que le courant électrique y avait été coupé, il y a déjà 11 ans, et qu’une clôture sécuritaire isole toute cette zone décrépite de la Caserne, il ne peut donc s’agir que d’un acte de malveillance délibéré de la part de vandales qui s’y seront introduits en violant la clôture. Il s’agissait, en fait, de l’un des tout premiers bâtiments construits par les Canadiens. Le toit de l’édifice en bois, ainsi que ses murs, étaient recouverts de panneaux d’asbeste qui se fendirent et explosèrent dans les flammes. Le brasier brûla longtemps, car les bouches d’incendie de la Caserne étant hors de service, il fallut pomper l’eau de la Schutter, un peu plus loin. Vu que les particules d’asbeste sont dangereux pour les poumons des pompiers, des patients du centre coronaire de Baden, le « Baden Herz Zentrum », (situé dans l’ancien Hôpital des Forces canadiennes), ainsi que de toutes les personnes du voisinage, les pompiers continuèrent à arroser les ruines d’eau pendant plusieurs jours encore. Ce fut une fin émouvante pour l’Arène de la Tête de Flèche, mais la majorité des Canadiens et Canadiennes, ayant vécu à Lahr, conserveront, au fond de leur mémoire, le souvenir ému des joutes de hockey (qu’elles se soient terminées dans l’allégresse ou dans les larmes), de ballon balai, etc., ou des pirouettes en patins à glace, auxquelles ils et elles auront participé… Les journaux de Lahr firent longtemps allusion à l’incendie, tout en se remémorant « les bons vieux jours avec les Canadiens », alors que les Allemands de la région avaient obtenu la permission de patiner, de se faire des ami(e)s, et de s’amuser, tout simplement, à l’Arène de la Tête de Flèche… Traduction française : Gabrielle Folange-Feuerherm |