Trisha Cornforth, reporter des nouvelles allemandes au service du journal “Der Kanadier”, ainsi que de la radio et télévision CFN/RFC, de la fin de 1978 à la fin du mois de mai de 1994.

Le « Der Kanadier » original était l’hebdomadaire des Forces canadiennes en Europe. Il fut publié, à Lahr, en Forêt-Noire, Allemagne, du 1er juillet 1970 au 25 mai 1994, c’est-à-dire, juste avant que la Base des Forces canadiennes de Lahr ne ferme, à la mi-août 1994.
Trisha est demeurée à Lahr, en sa qualité de professeur d’anglais (Education continue pour adultes et entreprises locales, à la VHS), et comme traductrice (ex : chez Burda – une firme publiant des revues de mode et de travaux manuels).

Trisha est présidente de l’Amicale germano-canadienne de Lahr, de l’Association de la Maison du Canada à Lahr,ainsi que des « Danseurs et danseuses de la Forêt-Noire (club de quadrilles fondé en 1967 par les Canadiens

Destruction malheureuse de l’Arène de la Tête de Flèche, suite à un incendie criminel.

Qu’il est triste de penser que, depuis la fin juillet 2005, il ne reste plus qu’un tas de cendres de l’Arène de la Tête de Flèche de la Caserne. Étant donné que le courant électrique y avait été coupé, il y a déjà 11 ans, et qu’une clôture sécuritaire isole toute cette zone décrépite de la Caserne, il ne peut donc s’agir que d’un acte de malveillance délibéré de la part de vandales qui s’y seront introduits en violant la clôture. Il s’agissait, en fait, de l’un des tout premiers bâtiments construits par les Canadiens. Le toit de l’édifice en bois, ainsi que ses murs, étaient recouverts de panneaux d’asbeste qui se fendirent et explosèrent dans les flammes. Le brasier brûla longtemps, car les bouches d’incendie de la Caserne étant hors de service, il fallut pomper l’eau de la Schutter, un peu plus loin. Vu que les particules d’asbeste sont dangereux pour les poumons des pompiers, des patients du centre coronaire de Baden, le « Baden Herz Zentrum », (situé dans l’ancien Hôpital des Forces canadiennes), ainsi que de toutes les personnes du voisinage, les pompiers continuèrent à arroser les ruines d’eau pendant plusieurs jours encore.

Ce fut une fin émouvante pour l’Arène de la Tête de Flèche, mais la majorité des Canadiens et Canadiennes, ayant vécu à Lahr, conserveront, au fond de leur mémoire, le souvenir ému des joutes de hockey (qu’elles se soient terminées dans l’allégresse ou dans les larmes), de ballon balai, etc., ou des pirouettes en patins à glace, auxquelles ils et elles auront participé… Les journaux de Lahr firent longtemps allusion à l’incendie, tout en se remémorant « les bons vieux jours avec les Canadiens », alors que les Allemands de la région avaient obtenu la permission de patiner, de se faire des ami(e)s, et de s’amuser, tout simplement, à l’Arène de la Tête de Flèche…


Les voitures de pompiers continueront d’arroser les décombres fumants de l’Arène de la Tête de Flèche, longtemps après l’incendie – de la barrière, à l’arrière de la Caserne, vous distinguerez le Club de la Vallée du Rhin, et, en arrière-plan, le Schutterlindenberg ….


trishacornforth@derkanadier.de

Trisha Cornforth,

Traduction française : Gabrielle Folange-Feuerherm