L’aéroport de Lahr se verrait-il accorder une nouvelle chance ? L’Aéroport de la Forêt-Noire de Lahr (BFAL) appartient à une compagnie britannique, autrefois connue sous le nom de « Wiggins », que l’on retrouve, aujourd’hui, sous la raison sociale « Plane Station Group » (PSG). En plus de la somme versée pour acquérir cet aéroport, le PSG a dû débourser de grosses sommes, afin d’être en mesure d’effectuer les modifications techniques nécessaires à la transformation de cet aéroport militaire en aéroport d’utilisation publique). La compagnie s’est, néanmoins, constamment heurtée à l’opposition des localités, d’abord, puis à celle du gouvernement provincial du Bade-Wurtemberg, Stuttgart, ensuite. Ce gouvernement désire, en effet écarter toute concurrence avec le Parc aérien de Baden (ancienne BFC de Baden-Soellingen) , dont il est, en partie, propriétaire, depuis qu’il est venu à sa rescousse, il y a quelques années. En lui accordant son soutien, il en a empêché la faillite. Au cours des deux dernières années, les vols de la compagnie Ryanair ont permis au Parc aérien de Baden de décrocher la deuxième place, pour ce qui est de l’activité des aéroports de la province. Le ministre provincial des Transports du Bade-Wurtemberg refusa d’accorder à Lahr le permis de transport régulier de passagers nécessaire, allégant que le besoin de vols commerciaux n’avait pas été prouvé. L’Aéroport de la Forêt-Noire de Lahr poursuivit alors le gouvernement provincial en justice, devant la Cour de l’Administration civile allemande de Mannheim. Délivré en date du 28 février 2005, le verdict,, stipulait que les raisons alléguées étaient insuffisantes. Entre-temps, les deux personnes qui avaient très activement oeuvré à la promotion de l’aéroport de Lahr perdirent, malheureusement, leurs emplois. Il s’agit de madame Ann Reynolds, directrice de l’AFNL, le « Plane Station Group » s’étant vu obligé d’économiser, par suite du manque de progrès), ainsi que de monsieur Jürgen Gackstetter, directeur de IGZ, qui commercialisait les locaux non destinés à l’aviation. Les Canadiens et Canadiennes qui prirent part à notre Réunion 2004 se souviendront de les avoir rencontrés tous les deux, lors de la cérémonie de dédicace de l’avion 104, en date du 1er juillet. Sans leur direction, il nous faudra attendre pour voir si, le cas échéant, l’aéroport de Lahr réussira, finalement, à prendre son essor! J’aimerais terminer, sur une base personnelle, en remerciant tous ceux et toutes celles qui, récemment, ont bien voulu me faire parvenir leurs messages de soutien. Cela fait du bien de voir que l’on apprécie mes efforts.
Trisha Cornforth, Traduction française : Gabrielle Folange-Feuerherm |